Les Généraux Auvergnats 
Je reprends  l'article que j'avais écris et qui avait été publié dans le numéro 156 de la revue A moi Auvergne!  

Quelques officiers généraux auvergnats ou d'origine ayant  pris part au premier conflit mondial.
Je n'ai pas pu déterminé exactement si ils avaient tous eu un temps de commandement comme généraux ou assimilés lors de ce conflit, mais leurs profils méritaient, selon moi, d'être connu.
Sources :
Base Léonore (Légion d'honneur). 
Site Mémoire des Hommes (JMO). 
Site de l'EMS Saint-Cyr. 
Site de l'X (Polytechnique).
Site de l'ESG (École Supérieur de Guerre), site non officiel.

Voir :
Musée des étoiles.
Un ponot, Marie, Émile FAYOLLE  
Il contracte un engagement au 3e Régiment du Génie. Il est admis à l' X l'École Polytechnique le 1er novembre 1873, puis il suis les cours à l’école d'application de l'Artillerie et du Génie en tant que sous-lieutenant , en 1877 il est affecté 16e Régiment d'Artillerie comme lieutenant, de mai 1882 à 1890 au 36e RA ou il est nommé capitaine. Il suit les cours de l’École Supérieur de Guerre du 1er novembre 1889, il est breveté état-major deux ans plus tard. 
Promu général de brigade le 31 décembre 1910.
Promu général de division en 1916.  
Il est Grand-Croix de la Légion d'honneur ainsi que d'autres décorations françaises et étrangères. 
Le titre de Maréchal de France lui est décerné le 19 février 1921. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
En 1914, retraité, il reprend du service et commande la 139e Brigade d'Infanterie mobilisée à Toul, il prend le commandement de la 70e Division le 14 août. A la tête du 33e Corps d'Armée du 21 juin 1915 au 25 février 1916, de la VIe Armée du 26 février 1916 au 18 décembre, du 19 au 30 décembre de la même année à la IVe, du 31 décembre au 5 mai 1917 à la Ire Armée, il succède au Général PETAIN au Groupe d'Armée du Centre celui ci est supprimé le 1re décembre 1917.Il prend alors le commandement supérieur des Forces Françaises en Italie, il exerce ce commandement jusqu'au 14 février 1918 , le 23 février il exerce son commandement à la tête du Groupe d'Armées de réserve de 1918.  
Dossier SHD : 10 YD 1321

Compléments : LH, Site 1, Portrait sur Gallica

Le clermontois, Henri MORDACQ 
Il entre comme élève à l’école spéciale militaire de Saint-Cyr, il est issu de la promotion Tombouctou (1887-1889).Il rejoint comme sous-lieutenant le 2e Régiment de Zouaves. En 1893 il passe au 1er Régiment Étrangers d'Infanterie en tant que lieutenant. Il sert comme capitaine dans les régiments d'infanterie suivants 103, 33, 30, 93, 70.  
En 1890 il est à l' État-major du 1er Corps d'armée. 
Il suit les cours de l’École Supérieur de Guerre, breveté en 1900. 
En 1902 il est à la tête de la 10e Division d'Infanterie. Il est nommé chef de bataillon en 1906 et rejoint le 25e BCP. 
Il est Grand Officier de la Légion d'honneur.  
Promu général de brigade en juillet 1916. 
Promu général de division en novembre 1917. 
Promu général de corps d'armées en janvier 1920. 
Le 12 avril 1943, le corps du général Mordacq est retrouvé dans la Seine.Meurtre ou suicide, la question reste aujourd'hui encore poser. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
A la mobilisation, il est lieutenant-colonel, chef d’État-major au 1er Groupe de divisions de réserve.Le 27 août 1914 il est cité dans les JMO du 159e RI comme commandant des 2e et 3e bataillons.Le 17 mars 1915 il vient prendre le commandement par intérim de la 90e brigade d'infanterie . Le 17 janvier 1916, il est à la tête de la 24e Division d'Infanterie et en septembre à celle de la 120e. Le 18 novembre 1917, il est nommé chef du cabinet militaire de Clemenceau.  
Dossier SHD : 9 YD 787

Compléments : LH, Site 1, Portrait sur BCC

Le natif de Fournols, Pierre Amable GUIGNABAUDET 
Issu de la promotion des Zoulous (1878-1880) de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr. Le 3e Régiment de Tirailleurs Algériens est sa première affectation. Puis comme capitaine on le retrouve dans les Régiments d'Infanterie suivants 130, 153, 80, 148. Il est breveté de l’École Supérieur de Guerre en 1892. Chef de bataillon il sert dans les États-majors de la 13e et la 24e DI, puis à celui du 12e CA.Lieutenant-colonel en décembre 1904, il est affecté successivement aux 12e, 78e, 112e, 152e RI. 
Promu général de brigade le 23 septembre 1912. 
Promu général de division le 18 décembre 1915. 
Il est Commandeur de la Légion d'honneur.  
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Il commande la 34e Brigade d'Infanterie en août 1914. 
Le 6 septembre 1914 commandant la 17e DI. 
Le 16 juillet 1915 commandant la 2e DI. 
Le 17 juin 1917 il prend le commandement de la 41e DI, c'est au PC de cette division que le général est blessé mortellement d'un éclat d'obus le 30 mai 1918 à 13h30, transporté à l'ambulance de Terdeghem (59), il y meurt le même jour à 23h30.  
Dossier SHD : 9 YD 607

Compléments : LH, Site 1, MPLF.

Le parisien, Fernand QUIQUANDON 
Il est de la même promotion de Saint-Cyr que Pierre GUIGNABAUDET.  
Il est affecté en 1880 au 4e régiment d'Infanterie de Marine.  
Il passe par les 2, 3 et 5e d'Infanterie de Marine.Il sert aux 1er et 2e régiment de Tirailleurs Algériens et au 2e Étranger en tant qu'officier supérieur.
Il rejoint comme colonel les Régiments d'Infanterie suivant 76, 111, 18. 
Promu général de brigade en 1912. 
Promu général de division en 1915. 
Il est Grand Officier de la Légion d'honneur. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Le 10 août 1914, il est invité à constituer l’état-major de la 90e Brigade d'Infanterie. 
Il commande la 45e DI à compter du 2 décembre 1914 et jusqu'au 22 septembre 1916. 
Dossier SHD : 9 YD 618

Compléments : LH, Portrait sur Gallica 

L'yssingelais , Dominique de CASTELLI 
Élève de la 59e promotion «La Grande Promotion» (1874-1876) de l 'École spéciale militaire de Saint-Cyr. 
Sa première affectation est le 16e Régiment de Chasseurs. Il effectue essentiellement sa carrière dans la cavalerie en particulier aux 1e, 5e, 13e régiment de Chasseurs, et aux 5e, 11e, 20e régiment de Dragons. 
Il termine premier de sa promotion à l’École Supérieure de Guerre (1882-1884). 
Promu général de brigade en 1907 . 
Promu général de division en 1912. 
Il est Commandeur de la Légion d'honneur.  
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
De la mobilisation au 11 octobre 1914, il commande le 8e Corps d'Armée. Il est limogé le 12 octobre 1914.  
Dossier SHD : 9 YD 539

Compléments : LH

Le bastiais, Henri CHANDEZON 
Il est de la même promotion que de CASTELLI. A sa sortie de Saint-Cyr il est affecté au 139e RI. Il poursuit sa carrière au sein des régiments d'infanterie suivants : 8, 38, 58, 30, 132, 73, 127 et au 126. 
Promu général de brigade le 8 juillet 1912. 
Il est Commandeur de la Légion d'honneur.  
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
A la mobilisation, il est à la tête de la 50e Brigade. 
Du 8 au 17 septembre 1914, il commande la 25e DI. 
Commandant des dépôts d'infanterie de Lyon en 1916. 
Dossier SHD : 10 YD 1439

Compléments : LH, Photographie sur Gallica

Le thiernois, François GIRAUD 
Numéro de matricule 1400 de la classe 1872 (Riom) 
Il choisit de servir dans le génie. Après être passé par l’École d’application de cette arme, il rejoint en 1875 le 3e Régiment du Génie à Arras. Capitaine en second en 1878, il est inspecteur des études à Polytechnique en 1881, capitaine en 1er (1884), il entre en 1886 à l’École supérieur de guerre . Breveté d’état-major il est en 1888, officier d’ordonnance du général gouverneur de Lille qu’il suit à Paris avant d’être affecté au 1er Régiment du Génie à Versailles. Chef de bataillon et chef du génie du Havre en 1894, employé à l’état-major du VIe corps à Châlons en 1898, lieutenant-colonel en 1902, chef du génie de Nantes en 1903, il passe colonel en 1907 et prend la direction du génie de Verdun. Il reçoit le commandement du génie de la 14e région militaire à Lyon, est mis en disponibilité en 1913 et placé dans la section de réserve en 1914.  
Promu général de brigade en 1910. 
Il est Commandeur de la Légion d'honneur.  
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Rappelé à l’activité, il commande à Verdun le 3e secteur  
de la place (rive gauche de la Meuse), il devait prendre le  
commandement de la 189e brigade territoriale mais la 95e  
Division d'Infanterie Territorial n'a jamais était constituée  
et enfin en 1915, le détachement spécial du secteur nord  
de la région fortifié de Verdun. Il est replacé dans la  
section de réserve en 1916 . 
Dossier SHD : 10 YD 1318

Compléments : LH

L'aurillacois, Géraud RÉVEILHAC 
Il effectue seulement 2 ans à l’École de Saint-Cyr, car la guerre franco-prusienne venant d'éclater , la 54e promotion avait été baptisé «  du Rhin », mais renommé « du 14 août 1870 » date de nomination au grade de sous-lieutenant et le départ dans les régiments. Il sert dans les régiments d'infanterie suivants 61, 43, 53, 93, 63, 44, le 1er Régiment de Zouaves , les 3e et 6e Bataillon de Chasseurs à pied, lieutenant-colonel aux 158 et 141 RI, colonel au 2e. Il commande la 42e Division d'Infanterie.Il est placé dans la 2ème section des officiers généraux le 16 février 1913. 
Promu général de brigade en 1909.  
Il est Grand Officier de la Légion d'honneur.  
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Commandant la 119e brigade d'infanterie du 02 août au 24 septembre 1914 et à la tête de la 60e Division d'Infanterie du 25 septembre 1914 au 15 février 1916.  
Le Général RÉVEILHAC est plus connu dans l'affaire des quatre caporaux du 336e RI fusillés pour l'exemple le 17 mars 1915 à Suippes. 
Dossier SHD : 10 YD 1528

Compléments : LH

Natif de Besse, Charles de PELACOT 
Issu de la 56e promotion de Saint-Cyr « Alsace-Lorraine ». 
En 1873, il gagne en tant que sous-lieutenant le 119e RI, lieutenant au 138e, capitaine au 63e.Il est breveté d’État-major en 1880. En 1883 muté au 3e Régiment d'Infanterie de Marine, le 2e et 3e Régiment de Tirailleurs Tonkinois, retour dans les RIMA suivants le 2e, 1er, 8e, 12e, 5e , 9e, enfin le 16e et 21e Régiment d'Infanterie Colonial. En janvier 1909, il est nommé commandant du corps d'occupation de Chine (1909-1911).  
Il passe au cadre de réserve en 1912. A cette date le Prince de Monaco le nomme comme aide de camp.  
Promu général de brigade en 1905. 
Promu général de division en ? 
Il est Grand Officier de la Légion d'honneur. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Au déclenchement de la guerre, il est rappelé à l'activité et prend la tête de la 166e Brigade d'Infanterie jusqu'au 26 septembre, puis de la 52e Division d'Infanterie jusqu'au 24 octobre. Il est nommé à la tête du 38e Corps d'Armée créé le 25 octobre 1914 pour défendre le secteur de Reims et en conserve le commandement jusqu'au 9 février 1915.  
Dossier SHD : 13 YD 391

Compléments : LH, Expédition de Chine

Le beaumontois, François MOZAT 
Numéro de matricule 682 de la classe 1875 (Riom) 
Élève en 1875 à École d'Application de l'Artillerie et du Génie de Fontainebleau. 
Il sert dans les Régiments d'Artillerie suivants 1, 34, 14, 24, 16, 12.  
Sous-directeur puis directeur de la Poudrerie Militaire du Bouchet. 
Promu général de brigade en ?. 
Il est Commandeur de la Légion d'honneur. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Adjoint au gouverneur de Grenoble. 
Il commande la 3e Brigade d'Artillerie à compter du 29 octobre 1915. 
Dossier SHD : 10 YD 1502

Compléments : LH,

Un autre clermontois, Louis TEILLARD d'EVRY 
Élève de Polytechnique en 1875. 
Ingénieur Général de 2eme classe en 1910. 
Ingénieur Général de 1ere classe en 1912.* 
Il est Grand Officier de la Légion d'honneur. 
* actuellement corps des Ingénieurs de l'Armement pour le compte de La Direction Générale de l'Armement, de 2eme classe équivalent au grade de Général de Brigade, de 1ere classe équivalent au grade de Général de Division. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Inspecteur Général de l'Artillerie Navale. 
Directeur Central de l'Artillerie Navale à compter du 13 février 1915.

Compléments : LH

Un sanrémois, Jean-Pierre RIMBERT 
Élève de Polytechnique en 1892 
Lieutenant et capitaine au 1er régiment du Génie 
Stagiaire de l'Intendance en 1901. 
Sous-Intendant Militaire de 2e classe d'une division. d'infanterie au 4e Corps d'Armée (1912). 
Intendant Général de 2e classe en 1916. 
Intendant Général de 1ere classe en 1921. 
Directeur de l'Intendance au ministère de la Guerre (1924). 
Il est Grand Officier de la Légion d'honneur. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Directeur de l'Intendance du camp retranché de Paris. 
Dossier SHD : 15 YD 403

Compléments : LH, Photographie

L'allègrat GRELLET Barthélémy, Camille 
Registre matricule 281 de la classe 1875 Le Puy-en-Velay 
Issu de la 58° promotion de Saint-Cyr «Archiduc Albert» (1873-1875) de l 'École spéciale militaire de Saint-Cyr . 
Il sert au cours de sa carrière aussi bien dans les régiments de Dragons, Hussards, Chasseur à cheval et d'Afrique. 
Nommé général de brigade en 1911. 
Il est Officier de la Légion d'honneur. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Commandant la 15° Brigade de Cavalerie en 1914. 
Dossier SHD : 10 YD 1364

Compléments : LH

De nouveau un clermontois, Léopold LÉVY 
Élève de la 66e promotion «Égypte» (1881-1883) de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr .  
Il sert dans les 35, 39 et 109 RI de 1883 à 1894 
En 1896, il est adjoint à l'intendance de la 6eme Région. 
De 1899 à 1905 il est sous-intendant de 3eme classe (commandant) il sert alors dans les sous-intendances de Melun et Dunkerque. 
Il est Intendant Général*, directeur de l'Intendance du 19°CA en 1922 lorsqu'il est promu Commandeur de la Légion d'honneur. 
*correspondant au grade actuel de Commissaire Général de Division. 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Sous-intendant de 1re classe (colonel), directeur de l'intendance du 16eme Corps d'Armée en 1916. 
Dossier SHD : 15 YD 669

Compléments : LH

Le pionsatois, Michel LELONG 
Numéro de matricule 208 de la classe 1883 
Élève en 1863 à École d'Application de l'Artillerie et du Génie.  
Promu général de brigade en 1899. 
Promu général de division en 1903. 
Père du Général Pierre LELONG 
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Dossier SHD : 9 YD 372

Compléments : LH

Le vellave, Régis SABATIER 
Registre matricule 1617 classe 1882 Le Puy 
Élève à l’Hôpital du Gros Caillou Paris en 1881. 
Médecin stagiaire au Val de Grâce (1886). 
Médecin Aide Major de 2e Classe (1886) 
Médecin Aide Major de 1ere Classe (1888) 
Il sert dans différents hôpitaux militaires en Algérie et à Madagascar. 
Médecin Major de 2e classe (1893) au 20e BCP et 22e RA, ainsi à l’école Militaire de l'Artillerie et du Génie. 
Médecin Médecin Major de 1ere Classe (1903) 
Médecin Inspecteur, directeur Service de Santé Lorraine. 
Il est Commandeur de la Légion d'honneur.  
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
Médecin Principal de 2e classe à la Direction Générale du Service de Santé (1915). 
Dossier SHD : 15 YD 580

Compléments : LH

Un clermontois, Delphin LHOMME 
Élève de Polytechnique en 1874. 
Ingénieur en chef de 1re classe de la marine en 1897 
Il est Officier de la Légion d'honneur.

Compléments: LH 

L'issorien, Bernard PENISSAT 
École Central de Lyon, promotion de 1870.  
Administrateur en chef de 1ere classe, chef de service de l'inscription maritime des sous-arrondissements de Marseille et Toulon en 1907. 
Administrateur Général du cadre de réserve ( des affaires maritimes) 
Il est Officier de la Légion d'honneur.

Compléments : LH

Le vicomtois Jean, Marie, Charles PAYOT 
Issu de la 75e promotion de Saint-Cyr « de Cronstadt» (1890-1892).  
Il sert dans les 39e, 37e, 85e, 28e et 129e Régiment d'infanterie comme sous-lieutenant à chef de bataillon entre 1892 et 1913. 
Il est breveté d’État-major en 1902, il est classé 20e de sa promotion. 
Promu général de brigade en 1918. 
Promu général de division en ? 
Il commande la 13e Région militaire. 
Il est Grand Officier de la Légion d'honneur.  
 
Son parcours lors du premier conflit mondial 
En octobre 1918, il est nommé Directeur général des communications et des ravitaillements aux armées. 
Dossier SHD : 9 YD 712

Compléments : LH